« Chaque époque peut être définie, mieux sans doute que par d'autres traits, par les formes de mort, et surtout de mort collective, qu'elle invente.
La nôtre a donné à la guerre le visage des bombardements.
À l'écrasement sous les pieds des chevaux et aux coups de sabre d'autrefois, aux balles et aux obus de naguère, tirés depuis la terre, de points fixes que les trajectoires permettaient de repérer, nous avons substitué cette mort venant du ciel, mobile, imprévisible. (...) .
Depuis ses débuts au cours de la Première Guerre mondiale, elle est progressivement devenue notre réalité quotidienne.
Non que nous en ayons tous une expérience personnelle, encore que les années 1940 ne soient pas si lointaines, et que personne, étant passé par là, ne l'oublie de sa vie.
Mais il est peu de jours où les écrans de télévision ne nous transmettent, parfois en direct, des images et des sons de bombardements ».
1. Henri Godard, Préface à Romans IV, Gallimard, coll. « Bibliothèque de la Pléiade », 1993
http://louisferdinandceline.free.fr/bulletin/bloc0109.htm
http://louisferdinandceline.free.fr/index2.htm
. Lu en 1948...
Sous le titre "Arletty au secours de Céline !",
l'hebdomadaire Juvénal publiait cet écho,
le 26 novembre 1948.
"Arletty va faire sa rentrée à Paris dans plusieurs... librairies.
Mais oui ! Garance des Enfants du Paradis et autres lieux va se muer en vendeuse.
En vendeuse de bouquins.
Elle va vendre Le Gala des Vaches, l'ouvrage d'Albert Paraz.
Trois cents pages dans lesquelles l'auteur tente de réhabiliter Louis-Ferdinand Céline, l'homme des "Bagatelles" et de "Mort à crédit" dont le procès par contumace viendra d'ici la fin janvier.
Lorsqu'on demande à Arletty pourquoi elle se met dans un pareil cas pour Céline, elle rétorque : "Parce qu'il est de Courbevoie, comme moi, qu'c'est un gars d'la laïque, et qu'il a un style qui m'boul'verse. Céline c'est un pote.
" Et d'ajouter pour dissiper toute équivoque :
"Les gens ? J'les em...
Quand ils m'demandent de dire que le Gorgonzola est le meilleur des fromages, j'le dis.
Alors ?
J'peux dire que Ferdinand y sait écrire.
Et puis m... comme on dit dans le monde, j'fais c'qui m'plaît".http://louisferdinandceline.free.fr/indexthe/arletty/marca.htm

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