Vincent mettait son frère Théo,
marchand d'art, en difficultés financières,
et a mis fin à ses jours à l'âge de 37 ans ...
après avoir peint plus de deux mille toiles.
La légende dit qu'il n'en
aurait vendu qu'une seule, en février 1890
(La vigne rouge)...
http://www.insecula.com/article/F0010542.html
Ironie du sort, aujourd'hui, chacune de
ses toiles vaut des millions...
Et ces "pauvres" marchands polémiquent sur leur authenticité...
En particulier, le "Jardin de Daubigny",
ci-dessous (clic)
peint en 1890 à Auvers-sur Oise, peu de temps avant son suicide,
mais avec ou sans chat ?
Car l'un des deux serait un faux.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Le_Jardin_de_Daubigny
Vincent admirait Charles Daubigny :
http://www.auvers-sur-oise.eu/daubigny_portrait.php
Il a transmis à son ami Rappart ce poème de Jules Breton :
Crépuscule
(à Charles Daubigny)
L’anémone et la renoncule
Ont fermé leurs fleurs de satin
Voici le soir; le crépuscule
Idéalise le jardin.–
Tout sommeille – même la brise
Dans l’enivrement des parfums
Et la couleur devient exquise
Dans la puissance des tons bruns.
Quand la nature se repose
Lasse de jour et de splendeur
Elle ouvre son âme et la rose
Dormant dans l’ombre a plus d’odeur.
Ainsi notre âme se réveille,
Lorsque nos sens sont assouvis
Que des vains bruits frappant l’oreille
Nous ne sommes plus poursuivis.
Le Dieu devient discret et voile
Les inutiles ornements ;
Tout s’agrandit voici l’étoile
Le ciel s’emplit de diamants.
La lumière pâle et diffuse
Baigne d’un charme tous les corps
Et la silhouette s’accuse
Par un fil doré sur les bords.
Le mystère à chassé la prose;
Tout nage dans l’air savoureux
Et les lueurs d’apothéose
Emanent des fronts amoureux.
Et quelle fraicheur ineffable
D’améthyste et de gris perlé,
Le zénith verse sur le sable,
A côté du gazon brûlé.–
Un rayon court dans l’ombre grise
Plonge et meurt dans les profondeurs,
Faisant encore, lorsqu’il se brise
Rejaillir de vives ardeurs.
Et les fleurs chuchotent discrètes
Dans l’insaisissable flottant,
Dressant quelques rouges aigrettes,
Dernier effort du feu luttant.
Sur les buissons les émeraudes
Ont une sourde intensité
Les fonds sont bruns; des vapeurs chaudes
Se traînent dans l’immensité.
Par delà les touffes d’érables
Au ciel d’opale et d’or bruni
Plein d’une tendresse adorable
Palpite et tremble l’infini.
oh ferme ta fleur renoncule
Amante du grand jour qui luit
Pour ne pas voir au crépuscule
Le jour s’accoupler à la nuit.
Jules Breton
http://vangoghletters.org/vg/letters/let435/print.html
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Son frère Théo est mort 6 mois après lui.
Ils reposent en paix à Auvers-sur-Oise.
Vincent van Gogh - 37 ans (30 mars 1853 - 29 juillet 1890 à Auvers-sur-Oise)
Théodore van Gogh - 33 ans (1er mai 1857 - 25 janvier 1891 à Utrecht)
http://agora.qc.ca/thematiques/mort.nsf/Dossiers/Vincent_Van_Gogh