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Le Cabaret "Le Lapin Agile" à Montmartre

par petite planete 1 Septembre 2011, 14:47 Paris

 

A Montmartre, à l'angle de la rue des Saules et de la rue Saint Vincent, le Lapin Agile.

Carco, Apollinaire, Courteline, Max Jacob, Marcel Proust, les peintres Renoir, Utrillo, Braque, Modigliani et Picasso aimaient y passer leurs soirées dans les années 1900.

 http://www.histoire-en-ligne.com/spip.php?article452&artsuite=8

702M

 

701M    

704m.JPG

      

La Complainte de la Butte 

(Cora Vaucaire - 1954)

Paroles Jean Renoir * Musique Georges Van Parys 

 

En haut de la rue St-Vincent

Un poète et une inconnue

S'aimèrent l'espace d'un instant

Mais il ne l'a jamais revue

 

Cette chanson il composa

Espérant que son inconnue

Un matin d'printemps l'entendra

Quelque part au coin d'une rue

 

La lune trop blême

Pose un diadème

Sur tes cheveux roux

La lune trop rousse

De gloire éclabousse

Ton jupon plein d'trous

 

La lune trop pâle

Caresse l'opale

De tes yeux blasés

Princesse de la rue

Soit la bienvenue

Dans mon cœur blessé

 

Les escaliers de la butte sont durs aux miséreux

Les ailes des moulins protègent les amoureux

 

Petite mandigote

Je sens ta menotte

Qui cherche ma main

Je sens ta poitrine

Et ta taille fine

J'oublie mon chagrin

 

Je sens sur tes lèvres

Une odeur de fièvre

De gosse mal nourri

Et sous ta caresse

Je sens une ivresse

Qui m'anéantit

 

Les escaliers de la butte sont durs aux miséreux

Les ailes des moulins protègent les amoureux

 

Mais voilà qu'il flotte

La lune se trotte

La princesse aussi

Sous le ciel sans lune

Je pleure à la brune

Mon rêve évanoui

 

 


      Rue Saint Vincent

 

Elle avait sous sa toque de martre,

sur la butte Montmartre,

un p'tit air innocent.

On l'appelait rose, elle était belle,

a' sentait bon la fleur nouvelle,

rue Saint-Vincent.

 

Elle avait pas connu son père,

elle avait p'us d'mère,

et depuis 1900,

a' d'meurait chez sa vieille aïeule

Où qu'a' s'élevait comme ça, toute seule,

rue Saint-Vincent.

 

A' travaillait déjà pour vivre

et les soirs de givre,

dans l'froid noir et glaçant,

son p'tit fichu sur les épaules,

a' rentrait par la rue des Saules,

rue Saint-Vincent.

 

Elle voyait dans les nuit gelées,

la nappe étoilée,

et la lune en croissant

qui brillait, blanche et fatidique

sur la p'tite croix d'la basilique,

rue Saint-Vincent.

 

L'été, par les chauds crépuscules,

a rencontré Jules,

qu'était si caressant,

qu'a' restait la soirée entière,

avec lui près du vieux cimetière,

rue Saint-Vincent.

 

Et je p'tit Jules était d'la tierce

qui soutient la gerce,

aussi l'adolescent,

voyant qu'elle marchait pantre,

d'un coup d'surin lui troua l'ventre,

rue Saint-Vincent.

 

Quand ils l'ont couché sur la planche,

elle était toute blanche,

même qu'en l'ensevelissant,

les croque-morts disaient qu'la pauv' gosse

était crevé l'soir de sa noce,

rue Saint-Vincent.

 

Elle avait une belle toque de martre,

sur la butte Montmartre,

un p'tit air innocent.

On l'appelait rose, elle était belle,

a' sentait bon la fleur nouvelle,

rue Saint-Vincent.

 

 

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