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A l'Hôtel de Cluny, les Rois de Judée

par petite planete 28 Janvier 2012, 20:30 Paris

 

Rois de Judée230112 033

 

Les vingt-huit statues des rois de l’Ancien Testament de la façade de Notre-Dame ont été décapitées en 1793.

Elles ont été prises pour celles des rois de France.

 

***

 

Têtes de rois de Juda

Paris, vers 1225-1230 Pierre calcaire

Proviennent de la cathédrale Notre-Dame de Paris

H. 0,41 à 0, 71 m; L. 0,18 à 0, 44 m; 

P. 0, 34 à 0, 39 m

 

Dans son désir d'effacer toute trace de féodalisme, la Révolution française a systématiquement et gravement porté atteinte au décor monumental de la cathédrale Notre-Dame de Paris.

 

En 1793, les vingt-huit statues des rois de Juda de la façade principale sont mises à bas, puis vendues à un entrepreneur comme pierre à bâtir.

 

Considérées comme perdues, elle sont restituées in situ par l'équipe de Viollet-le-Duc au milieu du XIXe siècle. Mais en 1977, lors de travaux de construction rue de la Chaussée-d'Antin, vingt et une têtes de rois - et plus d'une centaine de fragments de statues- sont fortuitement mises au jour.

 

Les têtes avaient été achetées en 1796, puis enfouies avec respect. Ce fut l'une des plus importantes découvertes archéologiques de ces dernières décennies, d'un apport considérable pour notre connaissance de la sculpture parisienne de la première moitié du XIIIe siècle. 

 

La galerie des rois qui surplombe en encorbellement le niveau des trois portails de la façade occidentale a été sculptée vers 1225-1230.

 

Elle est le plus ancien exemple de représentation horizontale des rois de Juda, ancêtres du Christ par la Vierge, dont la statue domine la galerie.

 

Cette monumentale généalogie biblique a été répétée au XIIIe siècle sur les façades des cathédrales de Chartres, Amiens et Reims.

 

Les statues, hautes de 3,50 m, prenaient place sous des arcades trilobées à décor architecturé.

 

Bien que mutilées par leur chute, les têtes elles-mêmes, de dimensions colossales (60 à 70 cm de hauteur), ont conservé des traces de polychromie (du rose sur les pommettes, du rouge pour les lèvres, de l'ocre jaune rehaussé de rouge ou du bleu-gris sur les cheveux et la barbe, du noir pour les sourcils, du noir ou du vert pour les pupilles).

 

Certains détails y paraissent soignés : le décor orfévré des couronnes, les boucles ondulantes de la chevelure ou des barbes, les bouches à peine ouvertes.

 

http://www.musee-moyenage.fr/pages/page_id18606_u1l2.htm

 

 

 

 

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